Nerveux, Dakar, aigle, color, Mexique, Shiva, le pire, ciao, boa, nippon buzz…
Quand le peintre joue les DJ et remixe sur la toile les milliards d’images en provenance de la planète qui impriment notre rétine en y ajoutant les mots de la radio glanés ça et là quand il travaille à l’atelier, on se dit que la peinture a encore quelques beaux jours devant elle.
Entre surréalisme revu et corrigé à la sauce contemporaine et pop minimaliste, Olivier Aubry est comme un poisson dans l’eau, nous invitant à laisser vagabonder notre imagination, hors du réel, à sourire de quelques petits riens cocasses, de ces formes bizarre non identifiables qui font écho à ce vocabulaire de la mondialisation qui a subrepticement envahi nos cerveaux. Les univers se croisent et le détournement s’affirme. Un brin d’ironie, une technique d’accumulation, de grattage et d’incision bien rôdée, un choix de couleurs aux harmonies inattendues, allez voir, vous serez surpris.
Jusqu’au 11 février 2010.
Galerie Frédéric Storme, 2, rue de la Halle, Lille. Tél.03.20.55.80.27.
http://olivier.aubry.over-blog.com/

