à Fives de l’autre côté du périphérique lillois
Comme dans ses romans précédents, Mort d’un jardinier et La patience de Mauricette, Lucien Suel aime jouer avec les mots, les assembler de manière incongrue, les faire sonner, résonner, et claquer à la manière d’un slam. Quand la poésie rencontre l’histoire sur les trottoirs de Fives, elle s’habille de briques, la rouge, celle qui a construit les rues du quartier, de la sueur des ouvriers et du bruit des ateliers quand ceux de Fives-Cail-Babcok tournaient à plein régime, du vide aussi laissé par leurs fermetures et de bribes de l’Internationale créée à Fives par Pierre Degeyter. Une belle réussite littéraire au service de la mémoire collective sociale et culturelle d’un quartier.

